Nous sommes tombés par hasard sur une petite étude réalisée par le Dr Glenn Wilson en 2005 pour accompagner, à la demande d’HP, une enquête plus large sur les effets indésirables de l’infomania chez les travailleurs anglais.
Cette étude semble difficile à trouver mais fait l’objet d’une courte note sur le site du Dr Wilson.
Ce travail aborde sous un angle complémentaire le même thème que celui évoqué dans l’article « Multitaskers are bad at multitasking« .
Le Dr Wilson a soumis 2 fois des groupes de 4 hommes et de 4 femmes à des tests de QI : une fois dans des conditions paisibles et une fois dans des conditions de distraction (sonneries de téléphones mobiles et arrivée d’emails). Pendant les tests, des mesures telles que la sueur, la fréquence cardiaque et la tension artérielle ont été effectuées et les « cobayes » ont auto-estimé leur stress.
Les résultats ont montré une nette diminution du QI pendant les « distractions technologiques » avec un effet moindre sur les femmes : les hommes sont passés de 145.50 à 127 et les femmes de 141.25 à 138.50 soit pour l’ensemble des groupes de 143.38 à 132.75.
Les conditions de tests « perturbées » par les sollicitations liées aux TIC ont provoqué une sensible augmentation de la sensation de stress auto-évaluée : de 2.75 à 5.5 pour les hommes et de 4.75 à 6.75 pour les femmes.
Les indicateurs physiologiques de stress ont montré une augmentation de l’activité des glandes sudoripares (la sueur) mais une fréquence cardiaque et une tension artérielle inchangées.
Des comparaisons ont été faites avec d’autres études sur les effets de la marijuana et de la perte de sommeil, qui montreraient (Source : institut Basex et BBC) que la surabondance des sollicitations technologiques entraînerait des résultats encore plus dégradés que ceux obtenus par des sujets ayant pris de la marijuana (infomania = résultats deux fois inférieurs) ou ayant passé une nuit sans sommeil.
Le Dr Wilson estime cependant « que l’effet de l’infomania est probablement provisoire, tandis que les effets de la perte de sommeil et de la marijuana sur le Q.I. pourraient être plus fondamentaux, voire permanents. »
Les études médicales sur la soumission persistante à des conditions de stress ne tempèrent-elles pas cette appréciation ?






