Archive pour le ‘Enquêtes’ catégorie

Les jeunes plus stressés ?

22 juin 2011

L’institut GFK a mené une enquête internationale sur la motivation (l’implication) des salariés.

Cette enquête a porté sur 30 556 adultes salariés dans 29 pays selon des quotas représentatifs du secteur d’activité, du sexe et de l’âge.

Le principal enseignement est que les jeunes salariés sont nettement moins impliqués et plus stressés que leurs aînés.

Les résultats sont ainsi résumés :

Percentage of workers “Frequently” or “Nearly Always” concerned about: 

 

Your work-life balance Your levels of stress at work Your job security Pressure to work long hours Resources to do your job effectively Your personal health
18 to 29 years 39 40 33 31 34 32
30 to 39 years 34 38 31 26 31 26
40 to 49 years 30 36 26 23 30 25
50 to 59 years 28 34 27 23 32 27
60 years and over 24 28 24 17 22 22
 

Source: GfK International Employee Engagement Survey, 2011

 

De nombreux phénomènes peuvent expliquer ces résultats : conditions économiques plus dures, précarisation généralisée des emplois etc.

Certains résultats restent malgré tout surprenant notamment eu égard à une adaptation au nouvel écosystème de travail très informatisé supposée bien meilleure. On s’attendrait en effet à des résultats au moins plus équilibrés entre jeunes et vieilles générations de travailleurs sur le plan de l’équilibre vie privée-vie professionnelle, du niveau de stress, des ressources perçues comme étant disponibles pour faire face au travail.

Dans un système de production majoritairement immatériel et tertiaire, hyper informatisé, on aurait pu s’attendre à ce que l’aisance des « digital natives » avec les outils numériques atténue, compense, voire même inverse ces chiffres. Or il n’en est rien et l’écart générationnel est très (re)marqué.

Du coup, il nous a semblé intéressant de regarder la ventilation selon l’âge de quelques résultats du baromètre stress de la CGC. Or la perception de l’impact des TIC sur le volume d’informations à traiter, sur les temps de réponse, sur la confusion des sphères privée et professionnelle varie extrêmement peu selon l’âge des personnes sondées.

Il semble qu’à l’égard du lien entre le stress au travail et les TIC, l’âge exerce une influence marginale voire insignifiante. De ce point de vue, l’effet « digital natives » relève-t-il du fantasme ?

 

« Je n’ai plus de smartphone, j’ai tué mon compte Facebook … et je revis ! »

6 juin 2011

C’est le titre d’un passionnant appel à témoignages publié dans Le Monde du 4 juin.

Les réactions (fournies) sont également intéressantes.

Enquête CNRS-Cooldone

8 février 2011
L’enquête auprès des utilisateurs de la « sonde sociologique » Cooldone a été lancée.
Pour ceux qui n’auraient pas reçu l’email du Professeur Jauréguiberry (spam etc.), en voici la reproduction.
Le formulaire d’enquête (anonyme) reste disponible jusqu’à épuisement des réponses (retardataires : merci de ne pas trop traîner quand même !).
.
Bonjour,

Vous vous êtes montrés intéressés par le logiciel Cooldone et nous vous en remercions.

Nous nous permettons de vous joindre aujourd’hui pour tenter de comprendre ce qui est à la base de votre démarche de maîtrise de votre environnement télécommunicationnel. Ce travail n’est pas directement lié au logiciel : il se trouve simplement que l’un de ses concepteurs (Thierry Venin) participe à une recherche scientifique sur la déconnexion volontaire aux TIC. Cette recherche regroupe des chercheurs de quatre laboratoires du CNRS et cherche à rendre compte des pratiques de rupture, de résistance, de tension ou de filtre face aux effets non désirés de la connexion permanente, à la pression du « temps réel » et aux potentiels dérapages sécuritaires permis par les TIC, à la fois dans certaines catégories professionnelles et dans la vie quotidienne du plus grand nombre.
De plus amples informations sur ce programme de recherche sont disponibles sur ce site.

C’est dans le cadre de cette recherche que nous nous permettons de vous demander de répondre à un questionnaire. Les réponses seront traitées de façon strictement anonyme et jamais votre nom n’apparaîtra. Il s’agit d’une recherche dont les impératifs déontologiques sont contrôlés par le CNRS. Le seul but est celui du dégagement d’une connaissance sur ce phénomène tout à fait nouveau. Bien entendu, les principaux résultats de la recherche pourront être communiqués à tous ceux qui voudront bien nous consacrer quelques minutes pour répondre au questionnaire disponible en cliquant sur ce lien.
.

Je vous remercie d’avance pour votre participation,

Francis JAURÉGUIBERRY
Professeur des Universités, Sociologie
Directeur du laboratoire SET (UMR 5603 du CNRS)
Adresse : IRSAM, avenue du Doyen Poplawski, 64 000 Pau

15ème campagne d’enquête de la CGC sur le stress au travail

22 décembre 2010

Dans le cadre de son baromètre sur le stress au travail (15ème campagne), la CGC a renouvelé pour la 3ème fois consécutive les questions sur l’influence des TIC sur le stress au travail. Cela fait donc 1 an et demi que les mêmes questions sont posées sur notre thème, ce qui est évidemment très précieux. Un grand merci donc à la CGC et plus particulièrement au Docteur Salengro.

Cette enquête a été réalisée par OpinionWay en novembre 2010 auprès d’un échantillon représentatif de la population des cadres français (1045 personnes). Deux questions ont été ajoutées sur l’émergence d’un « droit à la déconnexion ».

Charge de travail

Temps pour faire son travail

Travailler trop vite

Temps de réponse

Volume

Work-life balance

Equipement

Rationalisation

Voici les nouvelles questions :

Droit à la déconnexion

Charte pour le droit à la déconnexion

La CGC accompagne le sondage du communiqué de presse suivant :

La CFE-CGC dénonce le workaholisme au blackberry

Les cadres souffrent de workaholisme, en particulier du fait des NTIC, telles sont les dernières conclusions du baromètre du stress de la CFE-CGC.

La CFE-CGC envisage, comme ses collègues américains, de réclamer soit la prise en compte des heures supplémentaires, soit le droit à la déconnexion en dehors des heures de travail. En s’appuyant sur les mémoires des PDA et autres outils qui réalisent de véritables laisses électroniques, il n’y a plus de véritables difficultés techniques, quitte à demander les facturettes aux opérateurs !

Un indice ne trompe pas, la part des entreprises qui fournissent gratuitement un blackberry à leurs cadres a augmenté de 16 points en un an, passant à 28%, de même 41% d’entre eux disent ne pas pouvoir se déconnecter en soirée et pour 35% pendant le week-end.

Au moment ou l’on met en place une augmentation de la durée de vie au travail 39% des cadres interrogés, (soit 5 points de plus) pensent à quitter le travail à cause du stress ! C’est l’indice le plus grave, comment les entreprises peuvent-elles espérer un engagement et une implication des salariés dans de telles conditions. 78% des entreprises ne tiennent toujours pas compte du stress dans leur management, même si cela baisse, c’est beaucoup !

Au delà de la question des outils de NTIC la plupart des indicateurs vont en s’aggravant, jamais la note globale de stress n’avait atteint un tel niveau depuis la création du baromètre du stress dans sa forme définitive.

L’indicateur le plus inquiétant semble bien celui qui indique que près de 39% des cadres pensent à quitter leur travail à cause du stress ! comment les entreprises peuvent elles espérer des salariés engagés et impliqués dans ces conditions, on sait bien que le présentéisme est le principal facteur de mauvaise productivité, décidément les employeurs manquent de compétence managériale.

La CFE-CGC réclame que les conditions de travail psychiques, cognitives, sensorielles et affectives soient enfin considérées comme les autres conditions de travail, qu’elles provoquent une prise en compte au niveau de la maladie professionnelle et soient de plein droit l’objet de débat au niveau du CHSCT. C’est dans cet esprit qu’une nouvelle bande dessinée va sortir prochainement.

L’intégralité des résultats est sur le site de la CFE-CGC : www.cfecgc.org.

Nouvelle enquête sur le stress au travail

25 novembre 2010

L’ANACT signale la parution d’une nouvelle enquête opérée par l’Institut de Médecine Environnementale sur le stress au travail.

Notre thème (stress au travail et TIC) n’est pas abordé mais cette étude est originale et intéressante. Elle confirme la grande proportion de stress au travail et en affine les contours, notamment quand au stress « auto-infligé » (notion à aborder avec précautions).

66% des 3052 répondants s’estiment davantage stressés que leurs collègues. Ce chiffre, par définition impossible, est par exemple riche d’enseignement.

Cette enquête est téléchargeable sur le site de l’ANACT ou sur celui de l’IME.

Voici ce qu’en dit l’ANACT :

En développant une méthodologie innovante et son propre questionnaire, l’IME souhaite se donner les moyens d’analyser plus finement le rôle et l’interaction de la réceptivité individuelle face au stress avec les dimensions managériale et organisationnelle de la vie au travail.

Plus de 3 000 personnes ont participé, du 25 mai au 25 juillet 2010, à l’étude nationale IME sur le stress au travail. Les premiers résultats de l’étude IME sur le stress au travail, dévoilés en avant première au Siège de l’Express fin septembre, sont à la fois préoccupants (plus de la moitié des personnes interrogées disent qu’elles sont stressées au travail) et porteurs d’un éclairage nouveau sur :

  • le stress au travail (« stressabilité » / « stress pathologique »),
  • ses causes profondes (individuelles / managériales / organisationnelles)
  • et les actions prioritaires à mener pour les traiter et ainsi mieux prévenir les Risques PsychoSociaux   (notamment en développant la « biocompatibilité » de l’organisation, des postes et du management).

Il serait souhaitable que ce type de publication qui prennent vite valeur d’affirmation lors des multiples reprises sur des sites Internet (comme ici) ou par des médias soit accompagné de renseignements plus précis quant à leur méthodologie (constitution des échantillons  etc.).

Un monde connecté, état des lieux

22 août 2010

Publié par le site Gigaom.com, à partir de données en provenance de Cisco, ce très visuel état des connexions mondiales.

Phénomène connexe, le succès mondial des smartphones se confirme avec 118,3 millions de mobiles multimédia vendus durant les six premiers mois de l’année 2010, soit une hausse de 54% par rapport à la même période en 2009 (Le Figaro).

TIC et stress : la relation se confirme

8 juillet 2010

Le nouveau baromètre CGC-OpinionWay sur le stress des cadres est paru. Il s’agit de la 14ème campagne portant sur un échantillon de 1077 personnes représentatives des cadres actifs français.

Les questions que nous avions proposées portant directement sur l’influence des TIC sur le stress au travail ont été conservées. Nous en remercions à nouveau vivement la CGC, d’autant plus que l’observation de  l’évolution de ces indicateurs dans le temps est évidemment très utile.

Voici les principaux résultats qui intéressent directement notre thème.

Afin de faciliter la lecture, les mesures faites en octobre 2009 sont conservées au regard de celles faites en mai 2010.

TIC et stress - Volume

La proportion de cadres qui estiment que les TIC accroissent le volume d’informations à traiter est encore un peu plus massive (83% au lieu de 82%). Il y a une nette augmentation de ceux qui en sont très convaincus (38% au lieu de 33%).

Stress et TIC - Temps de réponse

En même temps que les TIC accroissent les volumes, elles tendent à imposer des temps de traitement toujours plus brefs. La proportion de ceux qui le pensent est toujours aussi massive et, de la même façon que pour les volumes, la prise de conscience semble s’affirmer.

Les entreprises fournissent globalement de nombreux moyens de connexion distante. L’évolution en termes de mobilité est très marquée (12% de plus entre les téléphones portables et les smartphones !)

Stress et TIC - confusion des sphères professionnelle et privée

Il résulte naturellement de la corrélation de ces tendances au « toujours connecté », à l’accroissement des volumes et à la réduction des temps de réponse, une forte incitation à la confusion des sphères professionnelle et privée, qui passe en 6 mois de 77% à 82%.

Stress et TIC - Mesures préventives

Un léger frémissement semble intervenir au niveau de la prise de conscience collective qui se traduit par un plus grand nombre de mesures préventives (16% au lieu de 14%).

A suivre…

L’enquête complète est disponible sur le site de la CFE-CGC.

To multitask or not to multitask ?

15 janvier 2010

On entend souvent parler de ces générations nées avec Internet et le numérique : les « Digital Natives ». Ces générations manifesteraient une aisance particulière pour manipuler les multiples appareils électroniques et, de façon implicite, auraient aussi développé une capacité cognitive leur permettant de mener plusieurs tâches de front.

Par exemple, il leur serait possible de basculer sur deux écrans d’ordinateur entre de multiples applications informatiques tout en répondant au téléphone, à un email, en envoyant un SMS, en suivant un « chat » ou un fil Twitter.

Cette idée et cette mode du multitâche se trouvent probablement renforcées voire initiées par le multitâche préemptif démocratisé par les systèmes d’exploitation des ordinateurs personnels à partir du milieu des années 90 (Mac OS et Windows 95 par exemple). L’hypertext Markup Language apporte aussi sa probable pierre à l’édifice en invitant l’utilisateur à rebondir de liens en liens (en dérivant parfois substantiellement de la recherche initiale) et quoi de plus normal, dès lors, de pouvoir ouvrir ses navigations dans de multiples fenêtres ou onglets ?

La sphère financière culturellement dominante (réactions en temps réel à partir de multiples paramètres, pour faire court, ce qu’on pourrait qualifier de « rythme trader ») et ses célèbres terminaux Bloomberg se répand sur les postes de travail du travailleur tertiaire lambda, fréquemment équipés aujourd’hui de deux écrans affichant de nombreuses fenêtres.

Pourtant une étude de l’université de Stanford intitulée «Cognitive control in media multitaskers », et reprise par la National Academy of Sciences, écorne quelques préjugés ambiants.

Les chercheurs ont constitué deux groupes. Le 1er composé de gros consommateurs multimédia zappant fréquemment entre de nombreuses tâches (les « high multitaskers ») et le 2ème composé à l’inverse (les « low multitaskers »).

Chacun des groupes a été soumis à trois types de tests cognitifs classiques :

  • la capacité à ignorer des informations non pertinentes
  • l’organisation de la mémoire de travail ou mémoire de traitement et de maintien des informations à court terme dont la capacité est limité (empan mnésique de 7 +/- 2 cf. travaux de Miller « The Magical Number Seven, Plus or Minus Two » 1956)
  • la commutation de tâches

Dans tous les tests, le groupe des « high multitaskers » a moins bien réussi que le groupe des « low multitaskers » ce qui fait dire au professeur Nass « The shocking discovery of this research is that [high multitaskers] are lousy at everything that’s necessary for multitasking ».

Ces recherches étonnantes –qui se poursuivent– prennent évidemment un relief particulier dans des sociétés de l’information où les flux s’accroissent constamment en volume comme en vitesse et où les périphériques de réception sont toujours plus capables de les rendre simultanément accessibles.

Ces évolutions technologiques sont trop rarement aujourd’hui associées à nos capacités cognitives réelles de façon à en tirer des règles d’hygiène de vie.

Avec l’aide de telles études et comme en témoigne le tableau blanc de cette grosse entreprise, cette soumission irréfléchie aux TIC n’est-elle pas révolue ?

Tableau blanc d'entreprise

Les 100 000 mots quotidiens

3 janvier 2010

Bravo aux chercheurs de l’Université de Californie pour leur courage et leur patience !

Ils se sont en effet attaqués à la quantification des informations consommées chaque jour par un américain en dehors de son travail (d’autres études sont prévues sur la consommation d’information dans les entreprises).

Cette étude baptisée « How much information 2009 » est disponible sur Internet.

Les mesures effectuées portent sur la consommation en heures (INFOh), en « compressed bytes » (INFOc) et en mots (INFOw).

Une mise en perspective est effectuée avec d’autres études plus anciennes et notamment celle publiée par Ithiel de Sola Pool en 1984 (Communication Flows: A Census of Japan and the US).

Quelques points saillants :

  • Alors que la loi de Moore décrit une augmentation annuelle de la capacité des microprocesseurs à traiter l’information de 30%, la consommation d’information est de « seulement » 5,4% par an
  • La consommation d’heures d’information privée a augmenté de 1,7% par an de 1980 à 2008, passant de 7,4 heures/jour à 11,8 heures/jour en moyenne (dans cette étude des heures peuvent compter doubles si par exemple on surfe sur Internet en écoutant la radio ou en regardant la télévision)
  • Donc, un américain moyen pendant un jour moyen reçoit 11,8 heures d’information essentiellement électronique soit les 3/4 de son temps éveillé puisqu’en moyenne il travaille 3 heures par jour et dort 7 heures
  • Ce temps de travail moyen étonne. Explication : A 40-hour per week job is 22 percent of a year. Slightly less than half of the US population is employed. Therefore an “average person” is at work 2.7 hours per day.  Source: Bureau of Labor Statistics 2008.
  • En 28 ans cumulés, la consommation en bytes (entendre ici 1 caractère de texte) a quadruplé, et la consommation en mots a augmenté de 140%
  • Les nouvelles technologies digitales refaçonnent les maisons américaines. 70% des américains possèdent un ordinateur avec un accès Internet de plus en plus en haut débit. De nombreux ménages possèdent des douzaines d’équipements numériques : mobiles 3G, PDA’s, lecteurs MP3, équipements de télévision, DVR, ordinateurs, consoles de jeux, etc.
  • La lecture évolue de façon plus complexe que l’idée reçue d’une décroissance massive : certes, le nombre de mots consommés sur support imprimé a décru de 26% en 1960 à 9% en 2008, mais cette tendance est contrebalancée par la consommation de mots croissante sur Internet et les ordinateurs (27%). Si on utilise les mots comme unité de mesure, la lecture a donc augmenté depuis 50 ans.
  • « L’américain moyen » passe presque 3 heures par jour sur son ordinateur (non inclus le temps de travail), ce qui représente 24% du nombre total d’heures de consommation d’information mais 55% du nombre total d’information mesurée en bytes. Cette différence est nommée par les chercheurs « Dark data », concept intéressant pour qualifier l’augmentation continue d’information échangée par les machines sans utilisation (valorisation) humaine.
  • L’émergence de l’interactivité : la plupart des sources d’informations étaient consommées passivement. Les ordinateurs, Internet, les consoles de jeu sont des médias hautement interactifs avec de nombreuses décisions à prendre chaque minute pour décider du prochain clic (multiple decisions each minute about what to click on next)
  • 1/3 des mots consommés le sont de façon interactive ce taux montant à 55% selon l’unité de mesure en bytes. Il s’agit ici d’une transformation profonde dont les effets ne seront pas tous bénéfiques, mais qui continueront à se diffuser et à s’amplifier
  • En 2008, l’email reste l’application informatique la plus largement utilisée (35% du temps passé sur Internet).

Le baromètre CFE-CGC pointe l’influence des TIC sur le stress au travail

24 novembre 2009

La nouvelle campagne d’enquête semestrielle de la CFE-CGC sur le stress des cadres (« baromètre stress ») est faite. Un échantillon de 1032 personnes représentatives de la population des cadres actifs français a été interrogé entre le 20 et le 30 octobre 2009 par OpinionWay. Nous remercions vivement la CFE-CGC et plus spécifiquement le Dr Salengro qui ont accepté d’intégrer à cette enquête des questions portant spécifiquement sur l’influence des TIC sur le stress au travail. Nous vous invitons à vous référer au site de la CFE-CGC ainsi qu’à sa section consacrée au stress pour plus d’information.
Les éléments qui suivent sont publiés avec l’accord de la CFE-CGC. Merci de solliciter cet accord si vous souhaitez en reprendre tout ou partie.

Voici quelques extraits choisis pour leur relation directe ou indirecte avec notre thème.

  • L’informatisation massive du secteur tertiaire et l’automatisation induite ne semblent pas alléger la (perception de la) charge de travail

Evolution de la charge de travail

  • L’automatisation croissante des tâches à faible valeur ajoutée ne semble pas libérer suffisamment de temps pour accomplir « le reste »…

Stress au travail : le temps disponible

  • Et une accélération de la vitesse de travail est massivement pointée…

Stress au travail : la vitesse

Parmi les 3 facteurs de stress au travail, 2 ne sont pas étrangers à notre thème. 74% des sondés se plaignent d’être souvent ou de temps en temps interrompus dans leur travail et 68% d’avoir des difficultés à concilier travail et vie privée. En effet, sur le premier point, le travail qualitatif que nous menons fait clairement ressortir les nombreuses interruptions provoquées par les différents modes de communication électronique. Par ailleurs, cette même recherche qualitative montre que de plus en plus de travail est effectué en dehors du lieu et des horaires d’exercice de la profession, les outils TIC favorisant clairement cette tendance (voir la suite du questionnaire CFE-CGC)

Directement en relation avec l’influence des TIC sur le stress au travail…

Stress au travail et TIC : temps court

Stress au travail et TIC : volume d'informations

Stress au travail et TIC : confusion des sphères

  • Parallèlement, les entreprises ont-elles pris conscience des effets pervers que peuvent jouer les TIC en leur sein ?

Stress au travail et TIC : maîtrise des flux

  • Les TIC influent-elles la confusion croissante des sphères professionnelles et privées ? Ces questions prennent bien sûr un relief particulier si elles sont mises en relation avec les questions précédentes. A noter le BlackBerry ou smartphone équivalent encore plutôt réservé à une « élite » contrairement au téléphone mobile fourni par l’entreprise et qui équipe un cadre sur deux. L’évolution de ces paramètres sera intéressante.

Stress au travail et TIC : équipements fournis par l'entreprise